Ventury Networks’ Blog

“If it walks like a duck and quacks like a duck, I would call it a duck.”

De l’insignifiance ou de l’injustice


Les actualités récentes ont peut être fait prendre conscience à certains de la réalité de la politique d’intégration et d’immigration de la France.

Actuellement, en France, il y a à peu près 8 à 9% d’immigrés, c’est à dire des personnes qui ne sont pas nés sur le territoire Francais, et qui n’avaient pas la nationalité française à la naissance. Parmis ces immigrés, une bonne partie ont acquis la nationalité française, et sont donc des citoyens français à part entière.

Les étrangers sont les personnes né ou non en France, et ne possédant pas la nationalité Française. Ils sont à peu près 3,6 millions (dont 550 000 sont nés en France, et 3 millions sont nés dans un autre pays). Moins de 5% de la population totale Française. En réalité, un petit nombre de ces étrangers sont en situation irrégulière, c’est à dire qu’ils ne possèdent pas de titre de séjour en cours de validité.

Il est important que les chiffres pécédement cités sont des “ordres de grandeur”, car les chiffres de l’INSEE sont reconnus pour êtres relativement imprécis sur ce point.

L’objectif des instances gouvernementales est d’obtenir un nombre d’expulsions effective de 25.000 personnes en situation irrégulières dans le courrant de l’année 2008. Ces objectifs, chiffrés, sont assignés aux forces de police du territoire, qui doivent, afin de satisfaire leur hiérarchie, concentrer leurs forces sur le contrôle, la recherche, et l’interpellation des personnes en situation irrégulière.

Des scènes de contrôles sélectifs, aux sorties du métro, aux heures de pointes, sont apparues dans le paysage d’Ile de France, ou dans les grandes villes de métropole. L’objectif premier de telles opérations est de “faire du chiffre”, puisque une grande partie des étrangers en situations irrégulières sont des travailleurs, comme tout le monde.

Comme tout le monde, ou presque… Bien souvent, leur situation n’est pas ignorée des employeurs. Par crainte d’être dénoncés, de perdre leur travail, de mettre leurs familles en danger, ces travailleurs de la pénombre acceptent des conditions qui frisent souvent avec l’esclavage : salaires de misère, horaires interminables, prise de risques innaceptables.

La présence de telles populations en France a des effets de bords insidieux et non négligeables :

  • Elle précarise la situation sociale du pays, en permettant à des employeurs d’abuser de ces employés, et générer des situations considérées peu à peu comme “normales et communes” (telle que des salaires très en dessous des normes légales, des conditions de travail non conformes aux lois du pays)
  • Elle génère des groupes de population disposant de situation sociales et sanitaires particulièrement précaires. Ces situations ne favorisent ni l’intégration, ni la paix sociale.
  • Elle empêche l’Etat de bénéficier du fruit du travail des personnes concernées. Lorsque ceux ci sont employés de façon illégales (au “noir”), les salaires ne participent pas à l’effort financier national (les employeurs ne payent pas de charges).
  • Pourtant, ces richesses seraient particulièrement appréciables dans un pays ou le problème du financement des retraites commencent à se poser. La génération des “baby boomers” (1945-1960) va bientôt partir à la retraite, et la quantité d’actifs va donc dimminuer de façon significative. Les retraités vont tout simplement doubler, et cela assez rapidement, comme le confirme la pyramide des âges de la France au 1er Janvier 2008.

Si l’intégration était encouragé, le populations étrangères permetteraient un renouvellement des générations, couplé à un enrichissement de la diversité culturelle. Au contraire, la stigmatisation des étrangers et des populations immigrés favorisent le communautarisme, les inégalités sociales, la pauvreté,  les sentiments de non-appartenance à une Nation, et donc les comportements non citoyens (les incivilités, violences, délinquances)

La politique intérieure de la France  va à l’encontre même des nécessités éconnomiques, sociales et culturelles. Ca n’est donc pas uniquement pour des raisons humaines qu’il faut s’indigner des agissements de l’Etat Français, mais aussi par pur pragmatisme.

Si les baby-boomers d’aujourd’hui veulent pouvoir disposer de leur retraite de façon agréable, ils doivent accepter que soient intégrés et reconnus dès maintenant les populations étrangères souhaitant s’intégrer en France. Les travailleurs qui paieront ce qui restera du système de retraites par répartition sont peut ètre les sans papiers d’aujourd’hui. Les infirmières et aides soignantes dont nous aurront cruellement besoin seront fort probablement issues des populations immigrés.

Il est donc essentiel et évident de ne pas accepter les situations induites par la politique d’imigration de l’Etat Français. La première des actions passe par la discussion, l’information, et l’éducation. On ne créé pas de la sécurité par la psychose. On ne résoud pas les inégalités sociales par de la présence policière. On ne valorise pas les instances de l’Etat en les consacrant à des processus d’exclusion, d’expulsion, ou de stygmatisation. L’indignation citoyenne est aussi une manière de défendre les intérêts et les valeurs de notre République.

Nous sommes tous des morceaux d’immigrés. Nous sommes tous les étrangers d’un autre. ne reproduisont pas aujourd’hui des situations qui aurraient empécher nos parents, gros-parents, ou aïeux de vivre et de s’intégrer dans ce pays qui est aujourd’hui le notre.

Tags :